| Concernant ce chapitre, nous suivons intégralement le texte d'A. Bourdeaut sur « La Mée », page 19. : « Aussi bien La Mée avait son gouvernement propre : elle avait un sénéchal particulier. En 1205, 1206, c'était un grand seigneur, Geoffroy de Châteaubriant. Il figure comme tel dans l'acte de fondation de l'abbaye de Villeneuve et lors de l'enquête ordonnée par Philippe Auguste pour connaître les droits de l'évêque en la ville de Nantes (Dom Morice.Preuves,I,col.186 et 804). En 1220, l'administration de la Mée présente un nouvel aspect ; le duc de Bretagne, Pierre Mauclerc, et Geoffroy de Châteaubriant y ont chacun leur bailli : Olivier de Cacer pour le Duc et Lambert de Droes pour le sire de Châteaubriant. Deux grands domaines occupent la plus grande partie de la Mée, Guérande, propriété ducale, et la baronnie de Châteaubriant. Les deux baillis que nous venons de nommer attestent et font connaître à tous que Alain de Saffré a cédé tous ses droits à Monseigneur de Rais (R.Blanchard, Cartulaire des Sires de Rais, t.II, p.210) La création de ces deux baillis en la Mée marque à nos yeux les premiers indices de la disparition de la Mée en tant que division féodale. Vingt-quatre ans plus tard, le sénéchal de Nantes, Renier de Saint Lys, s'intitule sénéchal « Medioe Nannetensis », de la Mée Nantaise, S'il y avait une Mée Nantaise, il y en avait une autre qui ne l'était pas, et nous ne croyons pas nous tromper en disant que cette dernière Mée n'était autre que la baronnie de Châteaubriant, rattachée définitivement à la sénéchaussée ou baillie de Rennes, alors que la Mée Guérandaise fait partie du comté de Nantes, ce qui prouve aussi que l'évêque nantais réussit mieux que le Comte de Nantes et que l'appellation de « Mée » s'est réduite au pays de Châteaubriant. Curieusement, si la Mée féodale disparaît au XIIIe siècle au moment où les archidiacres apparaissent nommément, on voit au sud de la Loire se maintenir, peut-être d'une façon qui deviendra purement formelle, voire symbolique, le système vassalique des Marches communes pictavo-bretonnes où chaque seigneur féodal ou censier était en réalité seigneur d'une moitié indivise de chaque fief en censive appelé « pour le regard de Poitou le Thouarçais, et pour le regard de Bretagne la Mée ». Gabriel Hullin, procureur fiscal de Tiffauges dit que la Mée provient de l'archidiaconé du même nom, mais qu'on aurait pu tout aussi bien dire le « Nantais ». Merci à Serge Jouin...
Date de création : 16/11/2006 @ 20:41
Dernière modification : 16/11/2006 @ 20:41
Catégorie : Historique
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